Un rassemblement officiel de vétérans du Viêt-Nam permet aux survivants d'une
compagnie de se retrouver : Michael Poole, Conor Linklater, Harry Beavers et Tina
Pumo. Ils sont tous traumatisés par un événement survenu à Ia Thuc auquel eux mêmes
sont liés ainsi que 3 autres hommes : Tim Underhill, Victor Spitalny et M.O Dengler. Il
s'agit d'un massacre de 30 enfants dont ils vont porter le poids de la culpabilité, sauf
Harry, le plus responsable de tous.
Les quatre anciens combattants se penchent sur une série de meurtres particulièrement
sanglants commis récemment en Thaïlande. Le modus operandi est toujours le même : la
victime est mutilée (oreilles et yeux) post mortem et l'on retrouve dans sa bouche une
carte à jouer qui porte au verso le mot "Koko" en guise de signature. Cette manière de
tuer, ils l'utilisaient sur les Viet Congs pour se défouler. Elle est aussi symbolique : pas
entendre, pas voir, pas parler.
Ils décident de partir pour la Thaïlande où réside Underhill qui est devenu le suspect
principal des meurtres. Seul Tina Pumo reste car il ne peut pas laisser son restaurant.
Les trois compères restants espèrent débusquer le serial killer et le ramener à la raison.
Les voici donc transportés en Asie, puis de retour aux USA, de fausse piste en fausse
piste, à la poursuite de l’insaisissable Koko.
L’avis du délirien: ***
J’ai eu du mal à « accrocher » pendant le premier tiers du roman, j’y trouvais quelques
longueurs, et puis j’ai fini par m’attacher aux personnages, que l’auteur décrit et raconte
avec beaucoup de tendresse et de mélancolie. C’est un polar qui fait la part belle à la
psychologie de ses acteurs. La fin nous tient en haleine et nous donne envie d’aller
chercher la suite. Car Koko est le premier tome de la trilogie Blue Rose, dont les romans
suivants se nomment Mistery et La Gorge.
À propos de l’auteur:
américain surtout connu comme auteur de romans fantastiques (des romans d'horreur
avant tout), mais ayant également écrit des recueils de poèmes.
Après être sorti diplômé en anglais de l'Université Columbia en 1966, il enseigne
brièvement cette matière à Milwaukee avant de déménager pour Dublin en 1969 dans le
but de préparer un doctorat en philosophie et c'est là qu'il commence à écrire de façon
professionnelle[3].
Ses premières tentatives dans la littérature dite générale et la poésie ayant connu un
succès mitigé, Straub aborde le genre fantastique avec son roman Julia en 1975. Il
obtient la reconnaissance du grand public en 1979 avec Ghost Story qui est adapté deux
ans plus tard au cinéma. Les romans à succès s'enchaînent par la suite, notamment deux
collaborations avec son ami de longue date Stephen King : Le Talisman (1984) et
Territoires (2001). Il écrit Koko en 1988 et obtient pour ce roman le prix World Fantasy.
Peter Straub meurt le 4 septembre 2022 à Manhattan, des suites d’une longue maladie.
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